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Art et Littérature

 

Page de l'écriture


« Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu »  
disait Jules RENARD
 
C’est aussi une façon de s’exprimer qui peut se faire sous différentes formes.
Ainsi, notre Commune compte parmi ses habitants plusieurs personnes qui s’illustrent par leur talent d’écrivain ; nous tenterons donc de vous les faire découvrir …
 
Mlle Noëlle ROUGE, historienne et habitante du village de CUZIEU est l’auteur d’un chapitre publié dans la revue « LE BUGEY » de l’année 2005, intitulé : CUZIEU, une commune bugiste « foncièrement » bonapartiste ? 
 
Ce chapitre d’une vingtaine de pages est une réflexion sur les événements qui se sont déroulés à partir de 1799-1800 : les archives municipales de la commune de CUZIEU contiennent les comptes-rendus des conseils municipaux de la « République Une et Indivisible »
 
Ce n’est pas sans surprise qu’on prend connaissance que le Conseil Municipal de cette époque s’adresse « nommément » aux autorités les plus hauts placées qui gouvernent la France, lors d’événements mémorables, comme en témoigne le document daté du 16 juin 1867 qui évoque l’attentat de Berezonski (le 06 juin 1867, au bois de Boulogne, ce dernier profite de la visite du tsar Alexandre II lors de l’exposition universelle pour tirer sur le souverain Napoléon III, Empereur,  et le manquer.
 
« A sa Majesté Napoléon III Empereur des Français.
Sire ,
Nous étions encore pleins de la joie et de la reconnaissance du secours abondant que nous tenons de la générosité de votre gouvernement pour la reconstruction de l’église, qu’une main parricide est venue nous faire partager les émotions vives et douloureuses que vous avez éprouvées à la vue d’un attentat qui a soulevé l’indignation de tous les cœurs honnêtes.
Permettez-nous, Sire, de nous unir à Votre Majesté pour remercier le Maître des Empires de ce qu’il n’a pas permis que vos jours de fêtes, se changeassent en des jours de deuil et d’amertume, ni que cette hospitalité que vous aviez offerte avec tant de cordialité, fut ensanglantée par un crime qui en humiliant et en attristant la France, aurait empoisonné le reste de vos jours.
Nous avons la confiance que Celui qui a daigné conserver pour le Prince Impérial, et la France, avec votre auguste hôte, fera tourner le danger que vous avez couru ensemble, à resserrer les rapports d’intimité qui vous unissent »
 
Est évoqué aussi le souvenir de la famille du Sieur Claudius Dallemagne qui fait élection de domicile à CUZIEU le 15 mai 1848 et qui est le fils du Général Claude Dallemagne (1754-1813) . « Les habitants de Cuzieu n’ont pas gardé un mauvais souvenir de leur ancien châtelain »… qui est devenu le bienfaiteur de Cuzieu… » 
 
Mr Michel BIGONI écrit des romans et a publié dernièrement, son deuxième roman intitulé « Les Trois Lettres du fou »
 
L’action se situe dans un petit village du Bas-Bugey.
Mais seul le décor est fidèle, les personnages et l’action sont les fruits de son imagination.
 
« J’ai besoin de situer mes romans dans des décors qui me sont chers, et au milieu de ceux-ci se déploie le destin de personnages inventés incarnant ma problématique … » dit-il.
D’ailleurs, l’avant-propos de son roman est un hymne d’amour au Bugey :
 « Tout au long de cette écriture, ou plutôt de ma « désécriture », puisque j’ai passé plus de temps à effacer qu’à composer, j’ai senti en mon âme le flot des cascades, le silence des flocons de neige sur un lac.
Mon dieu, ce Bugey d’étangs et de mousse, ce Bugey de buis et de pervenches !
Jamais je n’ai parcouru de pays si « habité » par la douceur et le recueillement … »
 
De questions en remises en questions, l’écrivain nous emmène dans les méandres d’une pensée que l’on a aucun mal à comprendre, voire à partager.
Et en filigrane, le Bugey « jardin d’un monastère idéal » nous est dévoilé dans ses plus intimes secrets par cette amoureux de la nature, tel ce passage du livre :
 
« Je ne peux passer par cette étroite ruelle, plus fraîche que le reste du village, sans me pencher sur un petit bac qu’un tube de plomb négligé ravitaille en eau de la montagne.
Deux larges carpes posées sur le fond noir dégorgent sans bouger, pas même dérangées par mes petits cailloux coulant jusqu’à elles.
En face, un peu plus loin, la maison du retraité devant laquelle chacun presse le pas …
Des lieux ainsi dans le village où passer expose à des discussions fastidieuses, non désirées, l’esprit déjà ailleurs.
Plus loin, entre les dernières maisons et le cimetière, la commune a retapé l’ancienne laiterie où loge depuis une vieille femme.
Dès le printemps, elle demeure chaque jour de longues heures dans son jardin potager trop parfait pour une dame si âgée …
Pas un habitant du village ne parle d’elle, hormis pour évoquer l’alignement idéal de ses salades.
C’est par personnes interposées que j’ai eu vent de ses paroles prophétiques : « La Terre sera purifiée par le feu ! »
Des mots soufflés à ses oreilles par des êtres évanescents qu’elle seul perçoit.
Des mots à faire rougir de peine. »                                                 
 
Mme Annie MAYARD, habitante au hameau de VERUPT, écrit des poèmes en vers libres, qui ont été rassemblés en un recueil de 33 poèmes, intitulé «  Scènes du quotidien et d’ailleurs »  et pour lequel la Société des Poètes et Artistes de France lui a décerné le Premier Prix « Bugey – Savoie – Alpes – Dauphiné » 2003, dans la catégorie poèmes.
 
Une poésie musicale :
Une idée née d’un récit entendu, d’un mot qui s’impose jusqu’à donner le jour à une phrase, puis à un texte … Pas de maîtrise absolue de la technique, Annie Mayard avoue son ignorance des règles. Cependant, à lire ses poèmes, on découvre un don pour la musique, des vers qui balancent, ainsi « Au filde l’Aube » que nous vous laissons découvrir ci-après :
 
L’aurore, aimable lavandière,
A déployé dans le ciel clair
Ses draps blanchis gonflés de vent
Et scintillante la rivière
Ondule et chante entre les pierres,
Lisse couleuvre au dos d’argent.
Gai maestro de la nature
Incliné sur l’eau qui murmure,
Un vénérable saule blanc
Allègrement bat la mesure,
Sa végétale chevelure
Effilochée dans le courant.
Sous les frondaisons buissonnières
L’ombre dans avec la lumière …
Prestement jailli des rochers
Un cincle plongeur téméraire,
Rayant le Furans d’un éclair,
Sous le vieux pont s’est engouffré.

Vous pouvez vous procurer ces livres :
- le livre "Le Bugey" 92ème numéro à la Librairie du Bugey Grande Rue à Belley
- le livre "Les Trois Lettres du Fou" aux éditions du Sléa ou Michel BIGONI
- le recueil de poèmes "Scènes du quotidien et d'ailleurs" chez Annie MAYARD à Vérupt 01300 CUZIEU


Livres



La revue "LE BUGEY"


"Les Trois Lettres du fou"


Peinture


Trois artistes peintres amateurs résident au hameau de Vollien :
- Madame Keena LEWIS
- Madame Sylvie COLLOMB
- Madame Georgette BILLET


Créateur


Bernard GONSETH travaille le métal. Il confectionne du mobilier baroque et suréaliste.
Monsieur GONSETH réside au Bourg de Cuzieu.


© Mairie de CUZIEU